Boost de 15 % sur la Prime Effy : votre pompe à chaleur peut être financée jusqu’à 10 800 €

Boost de 15 % sur la Prime Effy : votre pompe à chaleur peut être financée jusqu’à 10 800 €

La Prime Effy grimpe de 15 % en 2026 pour les pompes à chaleur, avec une promesse claire, réduire le reste à payer au moment de signer le devis. Dans les simulations communiquées par l’acteur, l’aide peut monter jusqu’à 6 880 € pour une PAC air-eau, et aller jusqu’à 10 800 € quand le dossier se cumule avec MaPrimeRénov’ sur certains profils et équipements. Sur le terrain, cette hausse arrive dans une période où les règles des certificats d’économies d’énergie ont déjà bougé, avec une bonification temporaire sur certaines installations entre le 1er octobre 2025 et le 31 mars 2026. Le message, c’est que la fenêtre est favorable, mais pas automatique. Le montant dépend du logement, des revenus, des performances de la PAC, et du type de chauffage remplacé, et c’est là que beaucoup se font piéger.

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Effy rehausse sa prime et affiche jusqu’à 6 880

La hausse de 15 % annoncée par Effy se traduit par des plafonds plus lisibles pour le grand public. Pour une pompe à chaleur air-eau, l’aide affichée peut atteindre 6 880 €. Et si le projet coche les bonnes cases, le cumul avec MaPrimeRénov’ peut pousser l’enveloppe totale jusqu’à 10 800 €, notamment sur des équipements plus performants et des profils de ménages éligibles.

Un exemple concret circule dans les simulations du secteur, un client remplace une chaudière gaz par une PAC air-eau, pour un devis à 12 290 €. Dans ce cas-type, la Prime Effy est donnée à 4 400 et MaPrimeRénov’ à 4 000 €, ce qui laisse un reste à payer de 3 890 €. L’économie annoncée atteint 800 € par an, soit une baisse de facture proche de 50 % dans la présentation.

Depuis 2025, la pompe à chaleur profite de démarches simplifiées et de nouvelles primes CEE, mais sous surveillance renforcée

Le point à garder en tête, c’est que ces montants ne tombent pas du ciel. La prime dépend de la catégorie de revenus, du type de PAC, et du remplacement d’un équipement jugé énergivore. Marc, artisan chauffagiste en périphérie de Lille, le dit sans détour, « les clients retiennent le chiffre max, mais la prime réelle se joue sur les justificatifs et la cohérence du projet ». Et si le dossier est mal monté, la mauvaise surprise arrive après le chantier.

Les CEE changent depuis octobre 2025, bonus 5 et critères ETAS

Depuis le 1er octobre 2025, les règles des CEE pour les pompes à chaleur individuelles ont été revues, avec un effet direct sur les primes. Le calcul dépend maintenant du type de logement, de sa surface, de la zone géographique, des revenus, et surtout de la performance saisonnière, l’ETAS. Sur certaines opérations standardisées, le coefficient de bonification a été multiplié par cinq, avec une période de bonification annoncée du 1er octobre 2025 au 31 mars 2026.

Dans une illustration chiffrée, un ménage aux revenus élevés, en maison de 120 m², qui installe une PAC pour chauffage et eau chaude avec un ETAS 150 %, peut percevoir 5 887 à Lille et 4 906 à Angers selon les témoignages d’acteurs du secteur. Avant ce nouveau mode de calcul, le même dossier aurait tourné autour de 2 500 €. Ce saut explique pourquoi beaucoup de plateformes de primes ont vu leurs montants « moyens » grimper.

Mais il y a une nuance qui fâche, la bonification vise des situations précises. Elle concerne notamment le remplacement d’une chaudière charbon, fioul ou gaz dans une résidence principale, avec des preuves de réalisation plus détaillées, énergie remplacée, équipement installé, et niveau d’ETAS mentionné. Et il existe des non-cumuls avec d’autres fiches d’opérations. Marc résume avec sa formule, « si tu empiles des aides incompatibles, ça bloque, et c’est toi qui perds du temps ».

Air-air, TVA à 10 % sur la pose et MaPrimeRénov’ limitée

La pompe à chaleur air-air attire pour son coût d’entrée souvent plus bas et son côté réversible, mais le cadre d’aides est plus serré. En 2026, MaPrimeRénov’ ne subventionne plus l’installation d’une PAC air-air seule en « geste simple ». Elle peut être prise en compte dans une rénovation globale avec accompagnement, ce qui change complètement la stratégie, on ne parle plus d’un achat isolé, mais d’un parcours plus lourd, plus long, et plus contrôlé.

Côté fiscalité, l’État ne maintient plus le taux de TVA à 5,5 % sur l’acquisition d’une PAC air-air, mais la main-d’oeuvre reste à 10 %. Concrètement, sur une facture, la ligne « pose » est allégée automatiquement, sans dossier à monter. Et pour les primes énergie, une aide spécifique existe, avec un maximum communiqué à 975,23 € pour une PAC air-air, sous conditions, dont un logement de plus de 15 ans dans les cas présentés.

Le risque, c’est de croire que l’air-air ouvre les mêmes portes que l’air-eau ou la géothermie. Sur les PAC éligibles à MaPrimeRénov’ en 2026, on retrouve surtout la air-eau et la géothermique, avec des plafonds qui peuvent monter, selon les cas, jusqu’à 11 000 dans les barèmes évoqués. Donc oui, la prime Effy en hausse aide, mais le choix du matériel reste déterminant. Et si l’objectif est l’eau chaude sanitaire, l’air-air peut vite montrer ses limites techniques dans un projet « chauffage complet ».