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Systèmes constructifs d’une maison en bois

Les enjeux environnementaux de notre époque poussent les constructeurs à privilégier le bois. Son utilisation permet de réduire l’impact environnemental, la consommation d’énergie et l’utilisation des ressources. Dans cet article, nous allons présenter les 4 principaux systèmes constructifs utilisés pour fabriquer une maison en bois.

Ossature bois

L’ossature bois est le système constructif le plus utilisé dans le domaine de l’habitat, représentant environ 80% des constructions individuelles et collectives. Cette technique se distingue des autres systèmes que nous allons présenter dans cet article, par son accessibilité, son coût relativement bas et sa facilité d’usage.

La plupart des éléments sont fabriqués directement en atelier, prêts à être assemblés les uns les autres sur le chantier. L’ossature est formée en clouant les pièces entre elles. Ce système permet alors de construire rapidement et proprement. En effet, l’assemblage de la structure ne prend généralement que quelques jours, ne produit presque pas de déchets et consomme beaucoup moins d’eau que d’autres types de chantier.

La structure porteuse est réalisée exclusivement à base de bois. L’ossature en bois est faite de poteaux compris entre une lisse et une sablière. Les fonctions sont assurées par des éléments en bois de faible section. L’ossature est ensuite habillée par des panneaux fabriqués à partir de dérivés du bois, pour assurer le contreventement et la stabilité de la structure. Ces panneaux sont constitués d’une trame de montants (pièces verticales), traverses et d’entretoises (pièces horizontales) en bois. La section la plus utilisée pour les montants est 145 x 45 mm. Les pièces en bois sont espacées de 40 à 60 cm afin d’accueillir des matériaux isolants.

En terme de fondation, l’ossature bois peut être construite sur une dalle en béton, sur terre-plein ou sur vide sanitaire. On peut ainsi relever la construction au-dessus du niveau du terrain, à 20 cm de hauteur.

L’utilisation du bois dans la fabrication de la structure porteuse offre l’avantage de limiter les ponts thermiques avec des murs de faible épaisseur. En complément, des isolants sont installés à l’intérieur, entre les montants (145 mm d’espace), afin d’optimiser les performances de la maison.

Côté extérieur, l’ossature bois peut accueillir différents types de revêtements, qui ne sont pas nécessairement en bois (bardage en clin, faux clin, claire-voie, etc). L’assemblage des éléments offre des possibilités illimitées. Ce système constructif peut exploiter toute la diversité des styles architecturaux : grandes ouvertures, baies vitrées, formes incurvées, cintrées, etc.

Poteaux-poutres

Le système constructif poteaux-poutres repose sur le même principe que l’ossature bois. On retrouve l’idée d’une combinaison d’éléments verticaux et horizontaux, mais ces éléments sont plus épais dans un système poteaux-poutres. Ainsi, son objectif est de pouvoir supporter des charges plus élevées que l’ossature bois. Ici, la structure porteuse peut rester visible et offre une volumétrie intérieure intéressante.

La structure des murs est donc formée par une trame (2,5 à 5m) de poteaux et de poutres de fortes sections, espacée à intervalles réguliers. Le contreventement est assuré par des parois en ossature-bois ou en vitrages dits structurels, et peut être complété par des tirants, des croix de Saint André, etc.

L’isolation se fait de la même manière que pour l’ossature bois : on place des matériaux isolants entre les planches insérées dans la structure.

La structure peut être remplie avec une grande variété de matériaux et de styles (grandes baies vitrées, murs maçonnés de briques, terre-pisé, madriers empilés, béton cellulaire, etc.), offrant une grande liberté architecturale.

Bois empilé

Le système constructif par empilage de bois est le système le plus traditionnel pour construire une maison en bois. Typique des pays nordiques et des chalets alpins, cette méthode consiste à empiler des rondins ou des madriers pour former les murs porteurs.

  • Le madrier : il désigne un morceau de bois, généralement résineux (pin, sapin, mélèze, épicéa), parfois durs (chêne). Il est façonné de sortes à obtenir une planche épaisse rectangulaire aux surfaces planes. Il prend systématiquement les mesures suivantes : 75 x 200 mm, 75 x 225 mm ou 100 x 225 mm. Habituellement, les madriers sont utilisés pour constituer une charpente ou un plancher, dans les gros travaux de menuiserie et de construction.
  • Le rondin. il désigne un tronc d’arbre d’environ 30 à 40 cm de diamètre.

Les pièces en bois sont empilées de sortes à s’emboiter sans lien mécanique ou chimique. Elles sont préalablement traitées en usine pour répondre aux risques biologiques et à l’exposition aux intempéries. L’isolation thermique repose sur la technique d’assemblage de l’artisan.

Panneaux de bois massif

Plus utilisé pour les constructions de grandes dimensions, le système constructif en panneaux de bois repose sur des techniques plus modernes que les autres systèmes que nous avons présentés.

Préfabriqués en atelier, les panneaux massifs peuvent atteindre une longueur de 16,5m et une hauteur de 2,95m. Afin d’offrir des meilleures performances mécaniques que le bois massif, les panneaux sont faits à partir de lames de bois collées ou clouées à plis croisés.